
Parentalité conjointe, autorité partagée, décisions du quotidien… on fait le point.
Quand on se sépare, la relation de couple s’arrête. Mais celle de parents continue.
Et cette continuité pose une question souvent complexe au quotidien : faut-il vraiment tout décider ensemble ?
Dans cet article, je vous propose de clarifier ce que dit la loi, ce qu’elle implique au quotidien, et comment faire quand la communication est difficile ou rompue.
En France, l’autorité parentale reste conjointe après une séparation, sauf cas exceptionnels. Cela signifie que les deux parents continuent à exercer leurs droits et devoirs à l’égard de leur enfant.
La séparation des parents est sans incidence sur l'exercice de l'autorité parentale qui reste conjointe par principe.
L’article 371-1 du Code civil précise que l’autorité parentale a pour finalité de protéger l’enfant dans sa sécurité, sa santé, sa moralité, son éducation et son développement, et qu’elle doit être exercée dans son intérêt.
Concrètement, cela implique que certaines décisions doivent être prises à deux.
Voici les domaines dans lesquels le consentement des deux parents est requis :
Même en cas de résidence principale chez l'un des parents, le parent qui n'a pas la résidence principale doit être informé et peut s’opposer à ces décisions si elles ne lui semblent pas conformes à l’intérêt de l’enfant.
Heureusement, tout ne nécessite pas de concertation. Le parent qui accueille l’enfant peut gérer les actes usuels de la vie quotidienne, comme :
Mais attention : même pour ces sujets, un conflit persistant ou une opposition constante peut conduire le juge à reconsidérer les modalités d’exercice de l’autorité parentale.
Le quotidien des parents séparés n’est pas toujours fluide. Lorsque l’un prend des décisions seul sans consulter l’autre (changement d’école, voyage, traitement…), cela peut rapidement créer des tensions ou déboucher sur un recours judiciaire.
Un parent peut avoir le sentiment que l'on, tente de l'écarter de la vie de l'enfant et cela peut engendrer incompréhension et colère.
Voici les options possibles :
Il est aussi possible de faire appel à un coordinateur parental lorsque les tensions sont trop fortes pour permettre une discussion sereine.
Il est souvent utile de formaliser un cadre de communication post-séparation car le conflit vient souvent des non-dits et des mauvaises interprétations :
Ces éléments peuvent être précisés dans une convention parentale, ou dans le cadre d’un accompagnement coparental.
L’enjeu n’est pas d’être d’accord sur tout, mais de préserver l’intérêt de l’enfant en garantissant sa stabilité, sa sécurité, et la cohérence de ses repères.
Et si la communication est difficile, sachez qu’il existe des outils, des accompagnements et des professionnels pour vous aider à sortir du conflit.
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