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Attendre 18 mois avant une audience JAF : comment traverser la séparation sans s’épuiser ?

Aujourd'hui obtenir une audience devant le juge aux affaires familiales (JAF) peut prendre 15 à 18 mois selon les tribunaux.Un délai long, parfois difficile à vivre, surtout lorsqu’une séparation est tendue ou que la communication entre parents est déjà fragile. Pendant que la procédure avance lentement, le conflit parental, lui, continue d’exister, parfois de s’amplifier. […]
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Aujourd'hui obtenir une audience devant le juge aux affaires familiales (JAF) peut prendre 15 à 18 mois selon les tribunaux.
Un délai long, parfois difficile à vivre, surtout lorsqu’une séparation est tendue ou que la communication entre parents est déjà fragile.

Pendant que la procédure avance lentement, le conflit parental, lui, continue d’exister, parfois de s’amplifier.


Alors comment tenir émotionnellement pendant cette attente ?
Comment protéger son enfant lorsqu’aucune décision n’a encore été rendue ?

Cet article vous donne des repères concrets, utilisés en coaching coparental et en accompagnement stratégique du parent, pour éviter l’escalade et reprendre le contrôle de votre quotidien.


1. Pourquoi l’attente judiciaire est aussi éprouvante ?

1.1 Des délais JAF entre 15 et 18 mois

La surcharge des tribunaux entraîne des délais d’audience longs, même dans les situations sensibles.
Pour beaucoup de parents, cette attente représente :

  • de l’incertitude,
  • de la fatigue mentale,
  • des échanges conflictogènes,
  • des décisions urgentes à gérer seul·e.

Ce que les parents vivent pendant cette période n’est pas du juridique.
Ce sont des enjeux relationnels et émotionnels qui dépassent la compétence du juge.


2. Le risque d’escalade pendant l’attente (et pourquoi c’est courant)

2.1 La fatigue augmente, les tensions aussi

Sans cadre posé par une décision, les interactions peuvent devenir :

  • plus agressives,
  • plus fréquentes,
  • plus émotionnelles.

Cette escalade du conflit parental survient souvent avant l’audience, pas après.

2.2 Le risque méconnu : le juge des enfants

Lorsque le conflit devient trop intense, l’école ou un professionnel peut signaler un enfant en difficulté.
Cela peut mener à une saisine du juge des enfants, qui ne statue pas sur le conflit mais sur la protection de l’enfant.

Les facteurs déclenchants sont souvent :

  • remarques devant l’enfant,
  • messages violents,
  • décisions unilatérales,
  • malaise de l’enfant,
  • parent épuisé qui craque.

L’objectif n’est pas de faire peur mais d’expliquer :
- prévenir l’escalade est possible, même sans décision judiciaire.


3. Comment traverser 18 mois d’attente sans perdre pied ?

3.1 Stabiliser la communication coparentale

C’est le levier le plus puissant pour éviter l’escalade.

À faire :

  • utiliser des messages courts et neutres,
  • écrire uniquement l’essentiel,
  • répondre à froid,
  • utiliser un ton factuel.

À éviter :

  • les longs messages justifiés,
  • les réactions instantanées,
  • les reproches,
  • les échanges par notes vocales.

Une communication stabilisée réduit immédiatement l’intensité du conflit parental.


3.2 Protéger l’enfant du conflit (même invisible)

Un enfant capte les émotions, les tensions et les micro-réactions.

Pour le protéger :

  • dire des phrases simples et rassurantes,
  • éviter les explications d’adultes,
  • ne jamais utiliser l’enfant comme messager,
  • préserver ses routines.

Même dans une situation compliquée, un enfant se stabilise quand un parent est stable.


3.3 Distinguer émotion et comportement

Ce point est central dans les accompagnements.

Vos émotions peuvent être fortes, légitimes, parfois envahissantes.
Mais vos comportements peuvent rester stables.

C’est cela qui évite :

  • les escalades,
  • les messages impulsifs,
  • les réactions regrettables.

C’est aussi ce qui protège votre enfant pendant la séparation.


4. “Et si je suis seul(e) à faire un effort ?” (Question la plus fréquente)

Contrairement à ce que pense beaucoup de parents,
un seul parent stable peut suffire à apaiser une dynamique familiale.

Pourquoi ?


Parce que la coparentalité est un système relationnel :

  • si un parent change sa manière de communiquer,
  • si un parent ne répond plus aux provocations,
  • si un parent renverse le mécanisme émotionnel…

… alors le système s’adapte.

Pas toujours immédiatement, mais suffisamment pour réduire les tensions.

C’est un principe fondamental de l'accompagnement parental.


5. Pourquoi un accompagnement est utile pendant l’attente d'une décision du Juge aux Affaires Familiales.

Aujourd’hui, la majorité des parents qui sombrent dans le conflit :

  • n’ont pas d’espace de régulation,
  • se sentent seuls,
  • ne comprennent plus les réactions de l’autre,
  • ont peur de mal faire,
  • s’épuisent pendant les mois d’attente.

Pour répondre à ce besoin, j’ai développé un accompagnement stratégique du parent, inspiré de l’expertise québécoise :

✔ Une avocate du cabinet gère le juridique

(procédure, stratégie, audience JAF)

✔ Et j’accompagne l’humain et le relationnel

  • communication coparentale,
  • gestion des déclencheurs,
  • protection de l’enfant,
  • postures stables,
  • anticipation des crises,
  • préparation émotionnelle de l’audience,
  • prévention du recours au juge des enfants.

Cet accompagnement évite aux parents de “tenir seuls” pendant 18 mois.


Conclusion : vous n’avez pas besoin d’attendre pour aller mieux

Le délai judiciaire est long.
Mais votre stabilité, elle, peut commencer immédiatement.

Vous pouvez :

  • apaiser votre quotidien,
  • réduire les tensions,
  • protéger votre enfant,
  • éviter l’escalade,
  • reprendre le contrôle.

L’attente n’est pas un espace vide.
C’est un espace où l’on peut reconstruire.


Besoin d’en parler ?

Je propose des accompagnements adaptés aux situations conflictuelles ou complexes.
Vous pouvez me contacter ou prendre rendez-vous via mon site.

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